Parti Communiste Français Section de Saint-Martin d’Hères
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Plus que jamais, la montée des luttes porte la perspective de rupture politique.

novembre 2015, par Saint Martin d’Hères

Les travailleurs, les jeunes, les retraités subissent une offensive encore aggravée contre leurs acquis sociaux, leurs conditions de vie élémentaires. La tragédie subie par le peuple grec donne la perspective. Le transfert sans précédent, le « pacte de responsabilité » - 42 milliards d’euros - du travail vers le profit capitaliste ne serait qu’un prélude. De quoi Macron est-il le nom ? Inspirateur de Hollande depuis 2012, ce suppôt du patronat est en place pour préparer l’opinion au pire quel que soit le résultat de 2017. Ouvriers, paysans, fonctionnaires : les luttes ne cessent pas contre cette casse sociale, contre la casse de l’appareil productif répondant aux besoins du peuple.

Faisons converger nos luttes et amplifions les journées de grèves des 9 avril et 8 octobre.

Air France est « sous le choc » de la suite du processus de démantèlement de tout ce qui reste de service public, dans les dessertes, les principes renforcés de sécurité, les conditions de travail de la compagnie que la « gauche plurielle » a commencé à privatiser il y a 15 ans. Le modèle de profit, c’est du soi-disant « low-cost », payé par les contribuables et les salariés, ou du luxe, c’est des entreprises basées dans les pays qui ne respectent pas notre droit social ! La véritable attaque est l’annonce de 3000 suppressions d’emplois de plus, avec tout ce que cela entraîne sur les vies d’autant de familles, les responsables sont la direction et sa tutelle. De plus, les provocations – les vraies – Hollande qui attribuent au Qatar le « Hub » de l’aéroport de Nice pour mieux concurrencer Air France, en contrepartie de la livraison à cette dictature du Golfe, soutien du terrorisme et de la délinquance économique mondiale, d’avions Rafale…

Solidarité avec les salariés, stop à la criminalisation de la lutte syndicale et pour la re-nationalisation d’Air France.

Contre la casse de l’hôpital public, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris montre la voie, une lutte inédite dans sa capacité de rassemblement met le DG M. Hirsch, ancien ministre de Sarkozy, nommé par Hollande, en échec dans son rôle de relais de la casse de l’assurance maladie. A la SNCF, suite au mouvement contre la « réforme ferroviaire » de 2014, à La Poste, partout en France, la mobilisation pour les services publics rencontre le soutien du pays.

En annonçant qu’il appliquerait le protocole PPCR (parcours professionnels, carrières, rémunération) dans la fonction publique, malgré l’absence d’accord de syndicats représentant ensemble plus de 50% des agents, Valls a décidé de s’asseoir sur les propres engagements de son gouvernement. Quelle révélation parfaite de la farce du « dialogue social ». Les règles du « dialogue social » de Raffarin /Sarkozy /Hollande, avec le patronat et les syndicats, visent à remplacer l’action des salariés par la négociation préalable institutionnalisée – dans les faits la négociation des reculs sociaux par les syndicats de collaboration. Mais voilà que Valls ne respecte même pas ce système quand, accidentellement, il ne marche pas ! La CGT, FO et Solidaires ont refusé de signer. Mais la FSU, qui a pourtant appelé à la journée d’action du 8 octobre, a signé et donne le prétexte à Valls.

Les fonctionnaires continuent à s’opposer à l’application du PPCR en lien avec les luttes dans les trois fonctions publiques. De plus en plus de syndiqués FSU appellent leur direction à corriger le tir. Préparer les conditions de la casse de la fonction publique est bien un de leurs objectifs principaux de cette fin de quinquennat. Le mettre en échec est l’un des nôtres.

Disons stop à la casse du statut des fonctionnaires comme à la casse du code du travail par sa réécriture dont le gouvernement ne se cache même pas.

Stop à la flexibilité et l’annualisation du travail : La durée de travail moyenne hebdomadaire réelle des salariés à Temps plein était en 2012 de 39,4 H (INSEE), la même qu’avant les lois Aubry 1999/2000. Nous les avions dénoncées à l’époque. Elles ont échangé des avantages précaires pour une partie des salariés contre des cadeaux au patronat en terme de salaires, flexibilité, exonération de cotisations sociales aux dépens des dépenses publiques et sociales (20 milliards d’€/an). La hausse de la productivité (plutôt de l’exploitation) a avalé le bénéfice des salariés dont la tâche n’a pas été diminuée. Les embauches n’ont naturellement jamais été au niveau. Ces lois ont renforcé également l’intégration des organisations syndicales à un cadre de collaboration de classe, de « négociations ». Comme prévu, la droite n’a eu qu’à en rajouter et à diminuer les heures supplémentaires.

Evidemment, nous dénonçons et combattons les remises en cause des avantages restants octroyés en 2000, comme les jours de RTT où les tableaux à l’hôpital public. Mais, aujourd’hui, la revendication de la semaine de 32 heures, justifiée immédiatement dans certaines industries (3X8), doit se combiner avec le maintien de la revendication de la véritable semaine de 35 heures. Et la dénonciation des exonérations de cotisations patronales, plus important transfert du salaire socialisé vers les profits, effectué par la « gauche plurielle », avant le « Pacte de responsabilité » de Hollande et Valls. Les 35 heures sont toujours à conquérir !

Dans le cadre de la lutte contre la loi Macron et pour un retour à la référence de la semaine de travail, nous vous proposons de signer la pétition contre la généralisation du travail du dimanche : http://www.pcf-smh.fr/NON-a-l-exten...

Dans le cadre de la lutte contre la loi Macron et pour un retour à la référence de la semaine de travail, nous vous proposons de signer la pétition contre la généralisation du travail du dimanche.

Les luttes, les attentes de la colère populaire se heurtent à une impasse en terme de perspective politique. L’idéologie dominante sait couper la vie et la politique. L’hypocrisie est reine. L’émotion après les attentats de Charlie-Hebdo est honteusement détournée en soutien aux impérialistes criminels. Au nom du réchauffement climatique, on explique aux pauvres comment se passer de l’essentiel. Une atroce photo de gosse mort sur une plage est instrumentalisée pour faire oublier le cynisme des fauteurs de guerres impérialistes et des importateurs de main-d’œuvre. Solidarité de classe avec les migrants !

L’Union européenne du capital est tout sauf une agence de bienfaisance !  Au contraire, la responsabilité de cette coalition des capitalismes européens, alliés toujours, rivaux parfois, apparaît pleinement dans le massacre « exemplaire » du peuple grec, censé mater les velléités de résistance des peuples. Le rejet des politiques nationales au service du capital, coordonnées par l’UE, avec son instrument de domination, l’euro, grandit.

Mais cette opposition de classe, venant des plus exploités, ne rencontre pas automatiquement des positions de lutte de classe. A défaut, d’un côté, les partisans de la fiction réformiste (plombée par l’expérience) d’une « Europe sociale » et « démocratisée » se répandent. Comme au congrès à Paris, le 30 septembre 2015, de la Confédération européenne des syndicats qui a été inauguré par Hollande et Juncker. De l’autre, en complément, des nationalistes sont les défenseurs nostalgiques d’un capitalisme plus national.

Pour nous, communistes, la rupture avec l’UE du capital au service du patronat passe nécessairement par des luttes de classe.

Face à la gravité de cette situation, à l’impérieuse nécessité d’organiser les luttes, face à l’ex-UMP/PS, complétée par le repoussoir FN, certains imaginent tenir en France une « gauche de la gauche » à la façon de Tsipras/Syriza ou d’Iglésias/Podemos. Quelle inspiration ! Tsipras, allié à un parti d’extrême-droite, a réussi à faire passer le pire plan antisocial du continent, à désamorcer l’opposition à l’UE du capital. Parmi ses disciples proclamés en France, Mélenchon ne fera pas oublier son désistement inconditionnel sur Hollande en 2012. Ses déclarations germanophobes le disqualifient. Montebourg se voudrait en Varoufakis à la française : les deux ont déjà le même conseiller politique, Matthieu Pigasse, directeur de la banque Lazard. Côté « vertes », Duflot et Cosse lorgnent, après Tsipras, sur Cohn-Bendit pour 2017.

Pour nous communistes, il n’est pas question d’accepter que notre parti s’engage sur ces voies de recomposition politique, ces disputes de personne pour 2017. Le mouvement populaire en France se moque bien de qui veut jouer les Tsipras aux élections présidentielles de 2017…

Les élections devraient et pourraient être un relais des luttes sur des positions de ruptures politiques.

En conséquence, Communistes, nous proposons à l’ensemble du PCF de se remettre dans les voies de la lutte des classes avec des propositions immédiates, s’inspirant de la résistance et des positions de nos camarades grecs du KKE ou portugais du PCP qui restent communistes et résistent.

Aux démagogues qui disent « Prenez le pouvoir : votez pour moi », nous répondons : « Organisez votre colère » avec et dans le Parti communiste français.

Travailleurs en lutte rejoignez-nous !

Les communistes de Saint-Martin-d’Hères t’invitent à Leurs vœux 2016 « De Luttes et de Solidarité internationale »

Le dimanche 31 janvier 2016 les communistes de SMH vous invitent à leurs voeux à partir de 10H à l’Heure Bleue de SMH entrée libre au meeting et à l’apéritif.

A l’issue de l’apéritif fraternel vous pouvez participer à notre banquet populaire sur inscription et participation au frais.

Bulletin d’inscription à remettre à un militant communiste à retourner à la section locale du PCF de SMH adresse postale : BP 283, 38407 St-Martin-d’Hères ; courriel : pcf.smh@wanadoo.fr

Inscription au banquet populaire du dimanche 31 janvier 2016 à l’Heure Bleue NOM :...........................................................………………………….............................. Adresse :....................................................................................................................... Téléphone/Courrier électronique :

Prix repas 13 €, prix repas jeune enfant 6 €. La lutte quotidienne pour la défense des travailleurs (leurs conditions de travail et de vie, la santé, La Poste, le transport, l’éducation, les loisirs, la culture, le sport, etc…) que mène avec vous les communistes de notre section, demande des moyens financiers. Nous proposons à ceux qui le peuvent : Un prix repas-souscription à partir de 13 €. Nombre de repas adulte : 13 € x …... = et/ou ……………€ x ……..= Nombre de repas jeune enfant : 6 € x ……… = Je verse la somme de …………..€ par chèque………en espèce

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